L’âge du « non »

23 mai 2017 Conseils et vie pratique

Pourquoi mon enfant me dit toujours non ?

A ses 18 mois (1an et demi) à peu près et jusqu’à ses 2-3 ans, l’enfant prend de l’assurance, il s’affirme. C’est à ce moment-là qu’il apprend à dire « non », qu’il fait ses colères, ses caprices à ses parents. Mais il a besoin de limites pour que ces coups de théâtre restent vivables pour tout le monde.

L’âge du « non » se développe en même temps que la marche, la découverte de l’autonomie mais aussi au moment où l’enfant comprend que vous cédez plus facilement à son charme. Il veut exercer sa force et vous résister. Dire « non », c’est montrer sa personnalité. C’est donc aussi à vous de dire « non » pour montrer votre autorité et qu’il comprenne cette démarche.

L’âge du non est la possibilité pour un enfant de dire « non » à tout. Je parle aussi de ce qu’il aime faire ou manger. Il dit « non » ! Mais il le fait dans un but bien précis qui est de dire « oui » plus tard. Un « oui » qui marquera son choix, son indépendance. Il apprend à répondre à la demande qu’on lui fait. Les parents ne doivent pas se laisser submerger par ce coup théâtral. S’ils cèdent, ils envoient un message à l’enfant qui est « quand je fais mon caprice j’obtiens ce que je veux donc si je ne le fais pas je n’obtiens pas » et l’enfant ne va jurer que par cela. Cela ne va pas l’aider dans la préparation pour se confronter à la vie, aux difficultés et aux contraintes.

Il vous faut donc poser des limites. C’est votre rôle de parent que d’imposer les règles pour que votre enfant puisse se construire. C’est ainsi que vous lui transmettrez vos valeurs, que vous lui expliquerez les choses importantes.

Cette étape de l’enfance est incontournable. On ne peut pas y échapper, c’est une étape à franchir pour l’enfant comme pour les parents. Il est important qu’en tant que parents vous ne vous vexiez pas lors de ces crises. N’en riez pas non plus, cela pourrait vexer l’enfant et lui faire croire qu’il n’est pas capable de s’affirmer. Cela pourrait aussi lui faire croire que dire « non » est un jeu et ce serait votre autorité qui serait remise en question.

Les premiers « non » vont vous prendre au dépourvu car vous ne vous y attendez pas. Vous êtes habitué à choisir pour lui car vous savez ce qui est bon et vous décidez pour lui.

Cette opposition est signe d’une nouvelle maturité chez l’enfant. Il va alors sortir du statut de bébé. On parle de la « naissance » de l’identité de l’enfant. Ces essais sont comme des premiers pas vers son autonomie et une façon saine de se construire une personnalité.

Il s’agit plus d’une affirmation que d’une contestation. De plus, il cherche la référence chez l’adulte. Si le parent ne capitule pas sans pour autant s’énerver alors l’enfant sera rassuré.

Il est important de montrer à votre enfant que vous l’avez compris et entendu. Faites tout de même attention au contexte et adaptez-vous. Si l’enfant ne veut pas s’habiller par exemple, il faut alors lui expliquer l’urgence de la situation, les règles à respecter, l’importance du temps.

Il est nécessaire d’imposer des limites mais aussi de faire des compromis, quand c’est possible.

Le « non » est une façon de tester son pouvoir sur vous et son étendue. Pourtant il a aussi besoin que vous lui imposiez des limites et fassiez votre loi. Si personne ne lui tient tête l’enfant est livré à lui-même et ressent un sentiment de toute puissance qui peut vite devenir angoissant pour lui.

Ignorer son désir de prendre des décisions, c’est nier son existence. Comme s’il ne comptait pas. Vous devez respecter ses choix en tant qu’individu à part entière, d’exprimer son avis, entre autres son désaccord et de prendre des initiatives même si vous n’allez pas fléchir. Il est encore dépendant de ses parents et a besoin d’une certaine fermeté pour le guider en douceur.

La meilleure des solutions est d’exercer son autorité en douceur.

L’enfant doit intégrer en mémoire ce qu’il doit et ne doit pas faire. Il faut que vous titilliez son désir d’autonomie, son envie de grandir. Projetez-le en lui expliquant que certaines choses sont impossibles à faire tout seul maintenant mais que, plus tard, il pourra le faire comme un grand. Vous pouvez aussi lui proposer des alternatives, quand c’est possible, il pourra alors s’approprier ce qu’il doit faire.

Contournez les obstacles: Transformez les activités qu’il ne veut pas faire en jeux ludiques beaucoup plus acceptables. Vous apprendrez à connaître petit-à-petit les trucs qui fonctionnent avec votre enfant. Vous désamorcerez alors plus facilement la situation conflictuelle sans que votre enfant n’ait le sentiment de perdre face.

Plus vous lui direz « oui » moins il vous dira « non ». Limitez vos refus aux règles les plus importantes et essayez de lui laisser plus de liberté pour les petits choix qui n’auront en vérité que peu de conséquences. Lui demander son avis engendrera un sentiment de fierté chez l’enfant et sera plus à même de venir vers vous en cas de décisions plus importantes.

Vous pouvez aussi adopter la règle du « 5′ 3′ 1 ». Cette règle consiste à prévenir votre enfant, 5 minutes avant, que vous devez partir. Peu importe son activité, cela évitera la frustration qu’il peut ressentir quand vous l’arrêtez subitement dans son activité, jeu à la maison, square etc … Puis lorsqu’il reste 3 minutes, vous lui rappelez qu’il lui reste tant de temps et ainsi de suite. Une fois le temps écoulé vous pouvez alors partir avec votre enfant en évitant les caprices et coups de théâtre en tous genre. Une fois ce rituel mis en place, l’enfant obtempérera sans se sentir floué.

La dernière façon de bien gérer ses coups de colère est de le féliciter. Non, pas pendant qu’il pique sa crise ! Mais justement quand il se plie à votre volonté sans trop de résistance. Lorsqu’il dit « oui » facilement, valorisez-le, admirez cet enfant raisonnable et gentil. Montrez-lui ce qu’il y gagne. Par exemple en l’amenant acheter son goûter à la boulangerie en lui expliquant que, comme il a été gentil aujourd’hui il a gagné une récompense. C’est une excellente manière de montrer à votre enfant que sans s’opposer à vous, il peut tout de même s’affirmer.


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