Je suis expatrié et je n’ai pas le moral

4 mai 2017 Expatriés

LE COUP DE BLUES DES EXPATRIÉS

Pour beaucoup voyager signifie la grande aventure, la nouveauté et un choix infini de possibilités mais en vérité pour beaucoup cette nouvelle vie peut s’avérer stressante, épuisante, voire déroutante ! L’expatriation reste pour les proches souvent synonyme de vie paradisiaque et de dépaysement, mais ne tient pas compte des coups de blues de l’expatriés qui peuvent arriver assez fréquemment et vous rendre très nostalgique de votre chez vous et de la proximité avec vos proches ! Le mal du pays peut arriver au moment où vous vous y attendez le moins. Il peut frapper même les voyageurs les plus habitués, ou qui s’adaptent facilement.

Vous pouvez avoir l’impression de passer à côté des bonnes choses, de ne pas voir suffisamment votre famille. Chaque année vous comme eux changez et cela vous fait peur. Parfois vous vous sentez à part, vous avez l’impression que les gens vous en veulent d’être partie. Vous avez beau avoir suivi notre article pour vous préparer à l’expatriation, les remises en question sont inévitables. Vous avez perdu vos repères et l’adaptation à cette nouvelle culture n’est pas évidente. Souvent les voyageurs idéalisent leur destination, leur vie là-bas en oubliant qu’il y certes des avantages mais aussi des inconvénients. Après avoir lu mainte et mainte blogs, forums et sites internet, voici les phases ou catégories de blues que je retrouve le plus.

 

  • Le coup de blues passager : Plutôt simple à gérer celui-ci est souvent un contre-coup de l’euphorie ressenti au départ de cette aventure. La nouveauté paraît moins attrayante, vous prenez vos marques. Ces coups de mou paraissent parfois insurmontables mais ne durent jamais bien longtemps. Cela est souvent dû à la fatigue du décalage horaire ou au fait que vous ne connaissez encore personne sur place et que vous vous sentez seul.
  • L’incompréhension : lors de blues ponctuels vous auriez tendance à appeler vos amis mais ceux-ci ne comprennent pas toujours ce que vous vivez. Ils ne peuvent pas imaginer ce que vous ressentez. Il ne voit que les photos que vous postez, palmier ou photo panoramique photoshopées de votre ville digne de carte postal et ne voit pas derrière tous ce que vous vivez. « Ça va il fait beau, te plains pas !», ou encore « Ça va … Tu es à Montréal, il y a pire » sont des phrases difficiles à encaisser. Mais ces coups de blues épisodiques sont néanmoins surmontables.
  • Le mal du pays : Lorsqu’il faut partir dans un autre pays vous n’y voyez souvent que du feu. L’herbe est toujours plus verte à coté comme on entend souvent. Mais arrive toujours le moment où vous vous dites que la France n’est pas si mal, tout compte fait. Vous avez idéalisé votre destination et dénigré votre habitat d’origine pour se donner de la force ou se vanter… Mais vivre à l’étranger apporte aussi son lot d’inconvénients. Lors de cette prise de conscience, votre routine française vous manque, vous devenez fier de vos origines et les défendez contre vents et marées. Mais vous ressentez comme un grand vide au fond de nous.
  • Le blues chronique : ces moments qui arrivent fréquemment où frustration et déprime se mêlent. Comme si cette vie ne vous convenait plus. De multiples facteurs rentrent en ligne de compte et les solutions sont personnelles à chacun. Souvent dû au fait que les valeurs de travail et les mentalités sont différentes et que l’adaptation à cette nouvelle culture est délicate. D’une nationalité à une autre la vision des choses, les réactions et les priorités varient et cela peut causer des tensions et du stress. Si vous partez en solo la solitude peut vite vous gagner. On entend parler de rotation, un temps à l’étranger dans un rythme de travail acharné suivi de quelques semaines en France pour recharger les batteries. Ce rythme est éreintant et vient s’ajouter au stress.
  • Le choc du retour : Après un certain temps à l’étranger, vous avez pris vos habitudes, une routine. Vous avez appris une nouvelle langue, une nouvelle culture et vous oubliez peu à peu la vie que vous aviez en France. Le retour est donc très difficile, vous vous rendez compte que la vie a continué sans vous, que l’on ne vous a pas attendu et vous devenez nostalgique. Vous vous demandez comment aurait-été votre vie si vous étiez resté à l’étranger. Cette étape est plus que difficile car il s’agit de prendre conscience, d’accepter de ne plus être là, de ne plus avoir la même place.

 

Bon tous ceci n’est pas très sexy ou joyeux alors je vais vous remonter le moral car, oui, en effet il existe des solutions !

Voici une petite liste non-exhaustive de ce que vous pouvez faire pour éviter ces coups de blues.

 

  • Restez en contact avec vos proches est le meilleur moyen de combattre le mal du pays. Faites un planning d’appel audio ou vidéo avec vos proches. Cela enlèvera une dose de stress car vous saurez à l’avance que vous verrez ou entendrez cette personne à ce moment-là. De plus cela vous donnera une bonne raison d’attendre. Ecrivez un blog ou créez une page Facebook, cet exercice est un bon moyen de tenir votre famille et amis au courant de votre vie à l’étranger. De plus vous y passerez du temps et vous éviteras de vous ennuyer. Réservez un temps à l’écriture de vos posts. L’écriture de cartes postal est aussi un moyen amusant de clamer à quelqu’un que vous pensez à lui ou elle. Cela vous demandera peu d’effort mais personnalise le message.
  • Réconfortez-vous en vous mettant à l’aise. Partez avec une peluche, des photos ou du chocolat, cela est très efficace pour lutter contre la nostalgie. Parfumez votre logis avec les odeurs de chez vous. Vous vous sentirez de suite beaucoup mieux. Vous pouvez aussi trouvez un restaurant spécialisé dans les mets locaux de votre région ou de vos habitudes alimentaires françaises.
  • Soyez attentif à votre santé mentale et physique. Ne vous laissez pas submerger par vos émotions, prenez soin de vous. Ayez une alimentation saine, faites du sport et dormez suffisamment. Cela vous permettra d’avoir l’énergie nécessaire pour combattre le blues.
  • Mettre en place une routine vous occupera l’esprit et vous aidera à vous adapter à votre nouvelle vie. Vous pouvez en profiter pour tester la nouveauté ou reprendre des habitudes, passe-temps favoris. Cela peut aller de l’apprentissage d’une langue à l’exercice d’un sport ou du visionnage de votre série préférée… Tout est bon du moment que cela améliore votre humeur.
  • Sortez explorer, changer d’air est parfois tout aussi efficace que d’installer une routine. Allez-y, jouez les touristes, acclimatez-vous à votre nouveau lieu de vie. Vous êtes venu à l’étranger pour changer d’air alors ne le faites pas à moitié. Si votre session tourisme a déjà été faite, allez visiter les villes alentours ou essayez un nouveau restaurant. Élargissez vos horizons, ouvrez votre esprit cela constituera une parade à votre nostalgie, une connexion avec votre nouvel habitat.
  • Rencontrez de nouvelles personnes, surtout si vous êtes partie solo. C’est un excellent exercice pour vaincre le mal du pays. Vous pouvez rejoindre un groupe d’expatriés d’origine française ou rencontrer des personnes du monde entier vivant les mêmes aventures que vous. Vous réaliserez alors la chance que vous avez d’être ici.

 


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