HO HO HO, Papa Noël arrive…

20 décembre 2016 Parents séparés

C’EST NOEEEEEEEEEEEEL

Et va venir déposer les cadeaux à la fois chez papa et à la fois chez maman ! Eh oui, à l’approche des fêtes de fin d’année, de nombreux parents et enfants vont découvrir cette nouvelle situation. Ce qui n’est pas sans s’accompagner de questionnements, d’émotions diverses et variées chez ces parents nouvellement séparés/divorcés et aussi chez leurs enfants. La situation est nouvelle, pour tout le monde ! Et cela demande de nouveaux aménagements, une autre organisation, et une adaptation. Pas facile facile, tout ça !

Outre le côté religieux de cette fête, Noël est aujourd’hui avant tout un moment festif, de rassemblement, où l’on y retrouve des personnes de sa famille (ou des amis), pour certaines que l’on ne voit qu’à cette occasion d’ailleurs, où l’on partage un repas (souvent bien garni et appétissant, miam miam) et même des cadeaux. C’est aussi un moment où une image d’unité se dégage : une famille unie où des liens forts sont tissés, notamment aux yeux de l’enfant face à ses deux parents. Mais comment cela se passe-t-il en cas de séparation ou de divorce ?

L’enfant avant tout après une séparation

Les fêtes de fin d’année, avec tout ce qui les accompagne (mais surtout les cadeaux 🙂 ), sont synonymes de MAGIE pour les enfants, surtout le moment de Noël. Alors, dans le cas de séparation ou de divorce, c’est aux parents d’être très vigilants quant à l’organisation de ces fêtes. Si l’entente est bonne entre les deux parents, une organisation à l’amiable est envisageable et reste tout de même la meilleure des solutions, pour l’enfant. Dans cette situation, il existe tout un tas de configurations : le 24 chez maman/le 25 chez papa, l’inverse, la semaine de vacances chez papa les années impaires et chez maman les années paires, Noël avec papa et Nouvel An avec maman ou inversement, selon l’arrangement trouvé entre les parents et les congés/possibilités de chacun. Le tout est de s’organiser en avance, d’anticiper et aussi d’en discuter avec son enfant. Par contre, lorsque l’entente n’est pas bonne entre les deux parents et que des conflits s’immiscent également dans l’organisation des fêtes de fin d’année (ce qui peut être d’autant plus le cas quand la séparation est récente), c’est le juge qui tranchera et qui attribuera la garde de l’enfant une année sur deux à chacun des parents. Dans tous les cas, la communication auprès de l’enfant est extrêmement importante et il est indispensable de lui expliquer les changements qui vont apparaitre suite à la rupture du couple conjugal. Si l’on se trouve dans la situation où les parents essaient de se mettre d’accord, cela implique qu’une préparation ait été faite au préalable entre eux, avant de parler à l’enfant, qu’une discussion ait eu lieu où l’un et l’autre ont pu échanger sur leur préférence quant à l’organisation de ces fêtes. Mais il est aussi important de maintenir une continuité pour l’enfant, dans ce contexte de rupture et de discontinuité. Par exemple, si les habitudes auparavant, quand les parents étaient encore ensemble, étaient de passer le 24 au soir dans la famille de papa et le 25 au midi dans la famille de maman, il est bien de pouvoir garder ces rituels pour ne pas trop perturber l’enfant, qui se trouve dans une situation qui peut déjà être assez délicate pour lui. Des réaménagements peuvent être envisageables, mais pas forcément dès le départ, histoire de laisser du temps à l’enfant pour accepter la nouvelle situation entre papa et maman. Si réaménagements il y a, c’est toujours la même chose, ne jamais laisser son enfant sans explication face à ce qui se passe : tout changement s’accompagne ! En effet, si l’on n’explique rien aux enfants, après concertation entre adultes, les annonces (si elles sont faites… car parfois il se peut que des choses soient imposées aux enfants sans même qu’il y ait d’annonce faite), cela provoque un effet de surprise et surtout d’incompréhension. Et l’enfant, pour différentes raisons (par peur de déranger, de blesser le parent, ou autre) n’osera pas forcément poser des questions et restera seul avec son incompréhension à l’intérieur de lui, qui n’aura du coup pas pris sens.

Il est nécessaire aussi de respecter les croyances de l’enfant, notamment à propos du Père Noël, et d’être créatifs en tant que parents pour préserver cette magie de Noël. Ainsi, l’idée de faire deux listes par exemple, une chez papa et une chez maman, ou bien de photocopier la liste établie pour que le père Noël puisse passer à la fois chez maman mais aussi chez papa… sont des idées qui peuvent rassurer l’enfant et encore une fois préserver ses rituels, dans ce contexte de bouleversements.

Quelque chose de très important également à ne pas oublier. L’enfant, durant cette période de rassemblement familial, peut se sentir triste en pensant à son parent qu’il croit tout seul, et même culpabiliser. L’enfant a une vision assez autocentrée (= il est centré sur lui-même, se perçoit comme central de TOUT), ce qui peut conduire au sentiment de culpabilité de laisser son parent seul ; l’enfant peut aussi se dire que si son parent est triste, c’est de sa faute. C’est à nouveau au parent de rassurer son enfant, lui dire qu’il ne sera pas seul, qu’il sera avec sa propre famille ou même des amis, qu’il ne s’inquiète pas et qu’il profite à fond des moments passés avec son parent et la famille de ce dernier. On pourrait voir ça comme une sorte d’« autorisation », que l’enfant ait l’autorisation du parent absent et qu’il s’autorise lui-même à passer du bon temps avec l’autre parent, sans trop se soucier ou culpabiliser par rapport au parent laissé seul de son côté.

Peut-être mettre l’accent aussi sur le fait que l’enfant reverra très bientôt son parent absent, et qu’ils partagent tout plein de très bons moments durant l’année, en dehors de Noël. Rassurer en accompagnant, en mettant du sens, en mettant des mots, en expliquant que cette année c’est au tour de papa mais que l’année prochaine ce sera au tour de maman. Les enfants ont une sensibilité accrue aux émotions, ils les ressentent plus facilement chez l’autre par rapport à l’adulte. Si vous êtes triste pendant cette période de Noël, vous n’aurez pas besoin de le dire : votre enfant le remarquera tout seul ! Donc cela ne sert à rien d’essayer de masquer votre tristesse. Mais y mettre des mots, cela permet de rassurer.

Et le plaisir dans tout ça ? Qui dit deux Noël dit DOUBLE CADEAUX, en tout cas dans l’imaginaire de l’enfant ! Il va déballer à deux moments différents des jouets et autres bonheurs ! Attention tout de même à ne pas entacher ce plaisir par la rivalité entre les parents à propos de « Qui a le meilleur jouet ? Le plus cher ? Le plus gros ? Le plus grand nombre ? » -> WHO’S THE BEST ? ou encore par l’envie d’acheter son enfant par le matériel ou même de se faire « pardonner » de la situation complexe. Effet inverse garanti (déplaisir) pour l’enfant qui est au milieu de tout ça.

noel-parents_separes-application_famille-application_IOS_androidy

… Et les parents ? On ne vous oublie pas, non jamais !

Notre préoccupation étant l’enfant, notre propos s’est beaucoup centré sur lui. Mais qu’en est-il des parents, durant la période de Noël, qui se retrouvent confrontés à la garde partagée et à une nouvelle organisation ?

Les parents, eux aussi, souffrent. Pour eux aussi, c’est une adaptation à intégrer et à accepter. D’autant que beaucoup de responsabilités leur sont mises sur les épaules : ils sont les chefs d’orchestre et coordonnent au mieux les choses pour que l’enfant aille bien. La période des fêtes de fin d’année peut venir raviver la souffrance de la séparation d’avec l’ex-conjointe/conjoint, amener des sentiments de nostalgie par rapport à l’ancienne vie familiale, et puis de la solitude et de la tristesse, probablement d’autant plus quand le parent est séparé de son enfant. Le mot d’ordre, dans cette situation, est de s’écouter ! Ne pas se forcer à aller dans sa propre famille, s’entourer de personnes si l’on n’en a pas envie. Tout dépend de chacun(e). Certains parents, les années où ils sont sans leurs enfants, organisent des repas entre amis. Certains autres vont dans leur famille. Certains se réapproprient cette fête et en font quelque chose d’autre que lorsqu’ils étaient encore en couple, de nouveaux rituels sont alors établis. Certains se détachent de cette date « sacrée », qui rappelons-le est à la base une fête religieuse, se détachent de la symbolique du 24 décembre et ne fêtent plus Noël quand leur enfant n’est pas présent.

Lors de ces fêtes, si l’entente est assez bonne entre les parents, il est important que l’enfant sache qu’il peut à tout moment correspondre avec son parent absent, que cela lui est autorisé : lui envoyer un petit message ou lui passer un petit coup de téléphone histoire de lui souhaiter « joyeux noël ».

POUR FINIR

Sur ces jolies paroles, toute l’équipe d’Edukily et moi-même vous souhaitons de très bonnes fêtes de fin d’année. Et n’oublions pas, la fin de l’année est chargée symboliquement, mais en soi l’année ne se résume pas au 24 ou au 25 décembre. Vous avez les 364 autres jours de l’année pour faire pleins de belles choses avec votre enfant. Au début, cela pourra être dur, pour tout le monde, et c’est normal ! Mais, très bons parents que vous êtes, vous réfléchirez et ferez les choses bien. Et votre enfant gardera SA magie de Noël, même si tout n’est plus comme avant.

Ecrit par : Maëva Lecordier


Contenus pouvant vous intéresser

pr-sample23
24Mai

Enfin une solution de garde d’enfants pour soulager les parents solo ou surbookés

pr-sample23
18Avr

Famille recomposée: Comment trouver sa place en tant que beau-parent ?

pr-sample23
20Fév

Etre un enfant au milieu d’une famille recomposée… Pas une mince affaire !

pr-sample23
10Jan

L’enfant au cœur de la médiation familiale



EDUKILY

Grands-parents, expatriés, parents séparés, parents en déplacement ?
Edukily vous permet de faire vivre votre relation
Découvrir dès maintenant